Les Français

Aux Armes Citoyens, retour sur le début de saison de nos Français de NBA : qui fait le coq ? Qui choke ?

Français de NBA

Qui assure ? Qui déchire ? On fait le point sur tout ce qui se passe en NBA depuis la reprise pour nos petits français.

C’est le rendez-vous immanquable que vous retrouverez ici deux fois par mois. Un espace 100% bleu-blanc-rouge, peut-être parfumé de temps à autre d’une douce odeur de chauvinisme mais également sans langue de bois quand l’un de nos concitoyens chiera dans la colle. Une rubrique où vous retrouverez tout ce qui est à savoir sur les frenchies de NBA, entre les stats de Rudy Gobert, les selfies de Kevin Seraphin ou les menus minceurs de Boris Diaw. On est parti pour la première édition de la saison, avec déjà des enseignements intéressants, à défaut de tirer des conclusions trop hâtives. Sortez vos bérets, vos baguettes et votre Tour Eiffel en plastoc, vous êtes ici chez vous !

NDLR : toutes les stats sont arrêtées le 3 novembre au soir.

Le Foie Gras Premium

Honneur tout d’abord à ceux qui ont attaqué leur saison tambour battant, à la manière d’un 33 tours de Johnny Hallyday trustant les premières places du Top 50 dès sa sortie dans les bacs. On parle ici de trois de nos représentants : Joffrey Lauvergne, Rudy Gobert et Evan Fournier.

Frenchies

Trois cas bien différents puisque Jololo n’en est pour le moment qu’à l’étape difficile de se faire un nom chez l’Oncle Sam, quand Rudidi doit déjà confirmer les belles promesses entrevues l’an passé. Quant à Evavan, il est désormais bien installé dans la Grande Ligue mais doit aujourd’hui passer la seconde pour monter d’un cran dans la hiérarchie du basket cain-ri. Pour l’ancien Chalonnais, ce début de saison est plutôt très positif. Profitant de l’absence d’un Jusuf Nurkic amené à récupérer prochainement sa place de starter, Joffrey Lauvergne s’éclate dans le basket un peu borderline de Denver. Avec 10,7 points accompagnés de 6,3 rebonds et 2,0 passes en 19 minutes, le tout à 66% aux tirs, l’international français répond pour le moment présent. Le fieffé mulhousien s’est même pour le moment permis le luxe de proposer un soyeux 3/4 du parking sur lequel James Harden ne cracherait pas en ce début de saison… Le cas Rudy Gobert est légèrement différent car aucune réelle surprise n’est à noter pour lui après une semaine de compétition. Ses Jazzmen ont oublié le Pastis en perdant lors de l’opener face à des Pistons en forme, mais se sont rattrapés par la suite en dévorant Sixers et Pacers avec un bon p’tit rouge pour faire passer la viande. Rudy marque peu (7,7 points) mais ne gâche rien et ses moyennes au rebond (13,3) et au contre (3,7) le placent d’ores et déjà parmi les cracks de la Ligue. Mr Gobert a passé un cap c’est presque officiel, ne reste plus qu’à confirmer ça dans un premier temps, avant d’amorcer un décollage qui pourrait piquer pas mal de paires d’yeux… Dernier de nos trois champions de la semaine, Evan Fournier. Non prolongé par le Magic, qui s’en mordra les doigts lorsque le dieu de Charenton sera starter dans une équipe qui joue le titre, notre sniper n’a pas encore connu la victoire cette saison mais n’aura mis qu’un match pour chauffer, juste de quoi offrir une fausse joie à un Mario Hezonja désireux de lui piquer quelques minutes. Sauf qu’avec 20,5 points et 5 rebonds sur les deux dernières rencontres, c’est bien Evan qui placarde pour l’instant la carte de France sur le front du Croate. Du culot, beaucoup de culot pour le Français, qui confirme donc tout le bien qu’on pensait de lui après sa très bonne saison 2014/15. A poursuivre !

La mousse de foie (au Porto)

On a bien profité du foie gras, passons à une catégorie de joueurs que nous placeront aujourd’hui dans la catégorie “mousse de foie” (au Porto, hein, faut pas déconner). Des p’tits gars qui ont assuré, sans être exceptionnels, et qu’on aimerait voir du coup encore plus sur les prochains matchs. Parce qu’ils ont ça dans les pattes, parce qu’ils le valent bien. Un deuxième plat à déguster avec un gros cornichon.

Frenchies

Nicolas Parker, Boris Mahinmi, Tony Diaw et Ian Batum viennent tous de nous offrir un bon début de saison, sans étincelle mais correct. “Bien mais pas top” comme l’avaient si bien dit les professeurs du futur Commisaire Bialès… A tout rappeur tout honneur, on commence par le meneur des Spurs, pour qui on devra cette saison s’habituer à voir des stats en baisse. Non pas car il ne met plus un pied devant l’autre comme un vulgaire semi-retraité, mais plutôt car il sera cette saison entouré de pleins de mecs capables de mettre beaucoup de points et ce tous les soirs. Ses 10,5 points et 2,8 passes en 26 minutes ne sont donc pas du tout dramatiques et c’est même ce à quoi on devra s’attendre cette année de la part de Toni Pi. La maison Spurs tourne et c’est tout ce qui compte pour notre roi du flow. Nico Batum a pour sa part bien fait connaissance avec sa nouvelle meuf Chacha. Un premier rencart foiré mais deux grosses dates par la suite, pour des moyennes “batoumesques” de 13 points, 7,3 rebonds et 5 passes. Mention bien mais peux mieux faire, comme par exemple laisser tomber ce vieux croûton rassis pour enfin tartiner sa mousse sur un bon bout de pain made in Lisieux… Puisqu’on parle gastronomie fine, le raccourci avec Boris Diaw est tout trouvé. Utilisé 20 minutes par match et ne souffrant donc pas pour le moment des embouteillages dans la raquette texane, Babac offre sa petite production tranquille de 8 points, 2 rebonds et 3,5 passes, nous gâtant toujours autant avec ses passes digne de Jason Kidd et ses post-up rendant hommage à Oliver Miller. Un combo unique dont on ne se lasse pas, et qu’on risque fort de retrouver encore au moins une année de plus. On termine avec l’intérieur le plus heureux d’Amérique puisque la concurrence chez les grands d’Indiana est cette année au moins aussi accrue qu’en deuxième division malgache, et Dieu sait si on kiffe ce petit championnat exotique. Catapulté starter par Rick Carlisle, le grand Ianou rend pour l’instant une copie très intéressante de 9,3 points, 7 rebonds et 1,7 contre, le tout en passant 26 minutes de moyenne sur le parquet. De très bon augure pour la suite, à moins que Rakeem Christmas ou Lavoy Allen ne deviennent demain des Hall of Famer en puissance.

La rillette bon marché

On descend en gamme au fur et à mesure et on en arrive désormais à deux hommes qui déçoivent, chacun à leur façon, bénéficiant tout de même dans les deux cas de circonstances atténuantes puisqu’il est difficile de faire de bonnes rillettes quand la bestiole a une guibole qui boîte…

Frenchies 3

Mettons tout d’abord les choses à plat : on est français donc on aime les rillettes. C’est juste que voici deux hommes que l’on aimerait retrouver bientôt au rayon produits de luxe plutôt que dans le bac à promo. Deux hommes à qui l’on pardonne néanmoins pour cause de méforme compréhensible due à un physique relou. Pour Alexis Ajinca, être présent sur le parquet dès le premier match de l’année était en soi déjà une bonne nouvelle mais le mauvais début de saison (bon, deux défaites face à GS sont-elles vraiment des défaites ?..) couplé à des prestations timides du Stéphanois en sortie de banc nous poussent à râler un petit peu. Rien d’alarmant (6,5 points, 4,5 rebonds en 11,5 minutes) mais rien de bien exceptionnel non-plus pour un joueur désormais aguerri et qui aurait mine de rien un bon coup à jouer derrière son poilu franchise player. Car quand on voit que même Kendrick Perkins est capable cette année de sortir des matchs de All-Star, on se dit que tout est possible pour Alexis… Même topo pour Joakim, qui est bien français contrairement à quelques lettres reçues à notre QG, et qui a commencé sa saison crescendo. En même temps, le Taureau Fou doit composer en ce moment avec une cheville délicate et un nouveau statut de sixième homme pas forcément évident à gérer. Aperçu tranchant face aux Cavs en ouverture, son état de forme lui a ensuite joué des tours puis il est réapparu bien en forme lors du dernier match face au Magic (8 points, 9 rebonds et 4 passes). Il faudra cette année s’habituer à le voir un peu moins sur les parquets, mais ça ne veut pas dire non plus que ce sera moins cool à regarder. Si Joakim comprend ça aussi, il aura tout compris.

Les abats

Place pour finir à deux joueurs qui n’ont pas vraiment lancé leur saison. Les possibilités sont là mais quelque chose cloche ou coince, comme une fermeture éclair cassée ou une ouverture facile qui ne l’est pas… Première alerte pour ces deux-là…

Frenchies

On termine donc avec les deux perdants de la semaine, même si nos deux loulous ne sont pas à loger à la même enseigne. Honneur aux petiots, on souhaite tout d’abord la bienvenue à Damien Inglis dans le monde féérique de la NBA. Utilisé 15 minutes lors du blow-out initial face aux Knicks pour 3 points et 4 rebonds, il est ensuite retourné au bout du banc pour grignoter de bien faibles minutes en fin de rotation avant de connaître dernièrement les joies d’un DNP, les trois lettres les plus haïes d’un joueur NBA. La saison sera longue pour Damien, mais le potentiel est là et il devra se servir allègrement dès qu’on lui présentera le moindre plateau de bouffe, même si ça fouette très fort les restes de camembert. Plus problématique, le cas Seraphin pose souci puisque l’ancien pivot des Wizards n’a pour le moment foulé le parquet qu’à l’occasion de cinq petites minutes, gêné par une douleur au genou mais surtout devancé dans la rotation du Fish par un Porzingis plaisant à voir, un Lopez trop chevelu et un Kyle O’Quinn trop focus sur son objectif de Hall Of Fame. Une première alerte pour Kevinou, que l’on ne souhaite vraiment pas voir être obligé de se contenter des restes cette saison. Pour cela il faudra frapper fort lors de ses faibles apparitions car à défaut d’être une terrible armada, New York ressemble aujourd’hui à une vraie équipe de basket…

Voilà pour ce premier point complet sur les forces françaises en présence de l’autre côté de l’Atlantique. On vous retrouve dans quinze jours en espérant du mieux pour certains, des confirmations pour d’autres et simplement le réveil des quelques endormis. D’ici-là, on vous invite à apprendre par cœur le premier couplet de la Marseillaise, première étape obligatoire dans l’envahissement prévu des États-Unis par nos soldats en short…

Source image de couverture : Artkor7


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