NCAA

Retour sur une superbe saison NCAA entre joies et peines : mais que doit-on retenir au juste ?

Duke Cameron Crazies

Retour complet sur une nouvelle saison NCAA “de toute beauté” ! Les tops et les flops, c’est par ici…

Encore une saison magique en NCAA : 4 mois intenses teintés d’émotion et de spectacle ! De la saison historique des Wildcats au flop de Syracuse, de la surprise D’Angelo Russell à la saison moyenne de Cliff Alexander, l’exercice 2014-2015 a été prolifique et les fans n’ont pas eu un moment pour souffler, jusqu’à cette March Madness historique qui en a été la cerise sur le gâteau. Récap.

 

Les tops de la saison

Kentucky Wildcats

Kentucky a dominé la saison de bout en (presque) bout
Source : ESPN

Non, la saison de Kentucky n’est pas un raté. Même gâchée par la courte défaite en demi-finale contre Wisconsin qui porte le bilan annuel de UK à 38-1, cette saison a été l’une des plus belles de l’histoire de la NCAA. S’ils avaient remporté le titre, on aurait même pu qualifier l’équipe 2014-2015 de Kentucky de meilleure équipe de l’histoire du championnat. Au-delà d’un 38-0 jamais réalisé auparavant, les Wildcats, grâce à coach Calipari, ont livré une vraie leçon de basketball. Malgré toutes leurs individualités, le collectif a dominé et les joueurs ont montré un altruisme hors du commun pour terrasser la concurrence tout au long de la saison. Sans cette 39e victoire, les 38 premières ne sont pas moins belles, et dans plusieurs décennies, les Wildcats version 2015-2015 resteront dans les mémoires.

La conférence de l’année est sans aucun doute l’ACC. Avec Duke en tête de file, champions en fin de saison, mais aussi Virginia, Notre Dame, Louisville, NC State, surprise de la March Madness, ou UNC, l’Atlantic Coast a réalisé une saison pleine et victorieuse. A l’image de Syracuse En dépit du flop de Syracuse, les équipes de l’ACC ont dominé leur première phase pour la plupart, et la phase de conférence ainsi que le tournoi ont été une nouvelle guerre de tranchées comme on les aime dans cette conférence.

Parmi les équipes surprises de la saison, citons Utah ou Villanova. Dans le haut de tableau grâce à des grosses séries de victoires, ces deux équipes ont su jouer les premiers rôles alors que l’on ne les attendait pas à un tel niveau. Les Utes terminent leur saison avec un bilan honorable de 26-9 après l’élimination en March Madness contre le futur champion : Duke. Malgré une fin de saison en dents de scie, on retiendra les 13 victoires en 14 matches en début de saison pour Utah. De son côté, Villanova a suivi la dynamique des autres Wildcats (Kentucky ou Arizona par exemple) : 33 victoires, 3 défaites, et un beau seed 1 pour le tournoi final, qu’ils n’auront malheureusement pas su honorer en s’inclinant contre NC State au deuxième tour. Il n’en reste pas moins que Villanova n’a perdu que deux fois en saison régulière, alors que certaines équipes semblaient pouvoir les faire tomber sur le papier. Saison réussie donc pour nos deux coups de cœur de la saison, parmi tant d’autres.

Côté freshmen, Jahlil Okafor et D’Angelo Russell ont été les deux hommes à suivre cette saison. On attendait le premier, moins le deuxième. Ami et successeur de Jabari Parker, Jahlil a dominé les raquettes avec une maîtrise et une facilité déconcertantes au fil de la saison : 66% d’adresse. Proche ou loin du panier, Okafor a développé son jeu dans une équipe de Duke dense dont il était le centre. D’Angelo Russell, quant à lui, est une petite surprise. Il devait être celui qui assurerait les minimas pour la saison à la mène suite au départ d’Aaron Craft (après quatre années de bons et loyaux services), mais le bonhomme a saisi l’occasion et à fait bien mieux, ratant de peu le titre de freshman de l’année. Une vision du jeu supérieure à la moyenne, une adresse plus qu’honorable et des moves pour régaler le public, de quoi faire oublier ses erreurs dues à la jeunesse et faire qu’on se rappelle de lui comme l’un des meilleurs joueurs passés par Colombus.

Enfin, on donnera un dernier top à la raquette de Wisconsin : Frank Kaminsky, couronné meilleur joueur de la saison, d’un côté, et Sam Dekker, intérieur polyvalent qui aurait pu recevoir le titre de MIP s’il existait. Les deux “blanc-becs” des Badgers ont fait parler les moves old school à leur manière pendant quatre mois, et ils ont bien failli mener leur équipe au titre. Préparez-vous, un nouveau Dirk Nowitzki s’apprête à débarquer en NBA !

Les flops de la saison

Syracuse Orange Source : ESPN

Les Orangemen peuvent baisser la tête après une saison catastrophique…
Source : ESPN

Les années à venir ne seront pas les plus belles pour ‘Cuse’. Le Carrier Dome ne résonnera plus comme avant après une saison ratée qui en laisse présager d’autres. Une lourde sanction tombée en fin de saison empêchera la fac de recruter comme à son habitude, et l’emblématique Jim Boeheim quittera le navire dans trois ans. Un petit bilan de 18-13 (9-9 dans l’ACC), 5 petites victoires sur les 14 derniers matches, et des statistiques peu flatteuses : seulement 43% d’adresse générale (204e de la ligue), et à peine 67 points inscrits par match (171e). Une saison à oublier pour Syracuse malgré la bonne surprise Rakeem Christmas, passé à côté de la hype à cause de la méforme de son équipe. On attend évidemment du mieux pour ces gars-là dès l’année prochaine, sans trop d’espoir.

Un petit flop groupé pour l’Etat entier du Michigan. L’épopée des Spartans en March Madness en ferait presque oublier qu’ils sont passés à côté de leur année. On attendait mieux que le 23-11 affiché en fin de saison régulière par les hommes de Tom Izzo, qui avaient pourtant les armes pour mieux faire avec Travis Trice ou Denzel Valentine. Le calendrier difficile explique en partie ce flop, que l’on excusera après les émotions qu’ils nous ont données au cours du tournoi. Pas d’excuses en revanche pour Michigan : 16 victoires et autant de défaites, une blessure pour Caris LeVert (prétendant en début de saison au titre de meilleur joueur de l’année), et un jeu bien pourri. Une série de 5 défaites en 7 matches en début de saison a marqué le début de leur descente aux enfers progressive qui a coonu son apogée en février avec un joli passage à vide : 2 victoires en 10 matches. Les stats parlent d’elles-mêmes : 67.4 points par match (240e), 30 rebonds (329e), 12 passes (231e), 42,6% d’adresse (224e)… Well done !

On attendait depuis l’année dernière de voir Jahlil Okafor et Cliff Alexander se rentrer dedans à distance. Jahlil a du s’amuser tout seul, Cliff n’était pas au rendez-vous. 7.1 points et 5.3 rebonds par match, on a connu pire mais on s’attendait à beaucoup mieux. Le freshman s’est contenté de rentrer ses paniers faciles et n’a rien montré de ce que l’on voulait le voir prouver cette saison.  La ligue a eu la judicieuse idée de stopper la déception des fans en le suspendant en fin de saison à cause d’une enquête qui laissait entendre que le joueur avait reçu de l’argent d’un agent NBA. Si, il a quand même trouve un agent.

Les trophées de la saison

Frank Kaminsky

Frank ‘The Tank’ Kaminsky, joueur de l’année
Source : ESPN

Joueur de l’année : Frank Kaminsky (Wisconsin) : 18.8 points (55%), 8.2 rebonds, 2.6 passes, 1.5 contre et 100% de style.

Freshman de l’année : Jahlil Okafor (Duke) : 17.3 points (66%), 8.5 rebonds, 1.3 passe, 1.4 contre et 11 double-doubles.

Coach de l’année : John Calipari (Kentucky) : 38 victoires, 1 défaite, deux cerveaux (au moins). 

Cinq de l’année : D’Angelo Russell (OSU) Jerian Grant (ND) Willie Cauley-Stein (UK) Frank Kaminsky (WIS) Jahlil Okafor (Duke)

 

Les Highlights de la saison

 

Voilà qui conclut cette magnifique saison, avec de la nostalgie, des beaux souvenirs plein la tête, et des espoirs plein le cœur pour la saison prochaine. Une bonne chance aux étudiants qui joueront dans la Grande Ligue l’année prochaine après nous avoir faits vibrer cette saison, et la bienvenue aux petits nouveaux arrivés de High School. En espérant que vous avez passé une bonne année pour découvrir, redécouvrir ou continuer de suivre le championnat universitaire et ses pépites sur TrashTalk !

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