NCAA

NCAA Recap – Elite Eight : le combat continue pour les Spartans !

On vous l’annonçait très chaud, l’Elite Eight édition 2015 a été brûlant. Des grands moments sur tous les terrains et des matchs fous jusqu’au bout du bout, qui laissent présager un Final Four à l’image du tournoi lui-même : historique !

Le Recap

March Madness

Source : Bleacher Report

Région MidWest

Kentucky Wildcats

Kentucky remporte la MidWest tant bien que mal
Source : ESPN

#1 Kentucky 68-66 #3 Notre Dame : Notre Dame n’était pas venu pour se laisser abattre par la peur du rouleau compresseur de Kentucky, et les Wildcats ont vécu la plus grosse frayeur de leur saison. En March Madness, tout peut arriver, l’enjeu, la fatigue, la pression, l’expérience… autant de facteurs qui peuvent changer la donne. Sous les yeux de LeBron James, Zach Auguste (ND) a pris le jeu à son compte en début de match pour dynamiser les Fighting Irishes. Il terminera avec 20 points et 9 rebonds. Après une claquette au buzzer de Trey Lyles (9 points, 5 rebonds), les deux équipes étaient à égalité à la pause : 31-31.

Auguste continue son festival au retour des vestiaires et permet à Notre Dame de ne pas décrocher. Grâce à lui et à son acolyte Jerian Grant (15 points, 6 passes), les Fighting Irishes prennent même jusqu’à 6 points d’avance malgré la passivité de Demetrius Jackson (2 points, 1-7). Très efficaces (53.2% d’adresse), les Wildcats profitent du moindre espace pour recoller au score. Les deux équipes se rendent coup pour coup et les 3-points fusent alors que le gong final approche. Karl-Anthony Towns (25 points, 5 rebonds, 4 passes, 2 interceptions) domine la fin de match dans la raquette et permet aux Wildcats de revenir à 66-66. A 6 secondes du terme, Andrew Harrisson pénètre et provoque la faute. Il scelle le sort des Fighting Irish en rentrant ses deux lancers-francs.

Kentucky rejoint donc le Final Four avec un bilan parfait de 38-0, meilleure série de l’histoire depuis le début de la saison. Aucune équipe n’avait été dans le carré final avec un bilan parfait depuis 24 ans (UNLV en 1991) ! Notre Dame n’a pas démérité en produisant un jeu honorable face au mastodonte UK (16 passes contre 8 pour les Wildcats) mais le 9-9 des hommes de John Calipari en fin de match a tué les chances des Irishes de jouer la grande finale.

 

Région East

Michigan State Spartans

Les fans n’ont pas manqué de féliciter leurs champions après la victoire
Source : ESPN

#4 Louisville 70-76 #7 Michigan State (OT) : Le cinderella run (conte de fée) de l’année continue. Et de quelle manière ! Un match ultra accroché pour les retrouvailles entre Tom Izzo et Rick Pitino, amis de longue date. Montrezl Harrell ne s’est pas fait prier pour exploiter les cadeaux offerts par les Spartans en début de match. Mais MSU réplique et prend même le dessus. Rapidement, les failles s’accentuent côté Spartans et les pertes de balles sont payées cash. A la mi-temps, Lousville mène de 8 points après un run dans les dernières minutes de la période : 40-32.

L’imprécision des Spartans dans les passes n’est pas corrigée au retour des vestiaires et Rozier (13 points, 8 rebonds, 4 passes, 3 interceptions) en profite pour grappiller les paniers faciles dont les Cards avaient besoin pour combler leur manque d’adresse (35.9%). Les Spartans auraient pu creuser l’écart en évitant ces pertes de balles, mais parviennent quand même à recoller grâce à une meilleure réussite au tir que leurs adversaires (43.3%) et à un collectif mieux huilé (20 passes sur les 26 paniers marqués). Travis Trice (17 points, 5 rebonds, 5 passes) et Denzel Valentine (15 points, 7 rebonds, 6 passes) sont décisifs en fin de match et donnent 6 points d’avance à Michigan State à 6 minutes de la fin. Lousville bataille pour revenir et a même l’occasion de gagner le match sur deux lancers francs, mais après avoir rentré le premier avec de la chance, Mangok Mathiang rate le second. Le match se prolonge pour cinq minutes supplémentaires.

En overtime, MSU ne tremble pas et reprend son avantage d’entrée grâce à Travis Trice. 4 points d’avance grâce à une claquette à 30 secondes de la fin. Lousville perd sa dernière balle et Trice aggrave la marque en rentrant deux derniers lancers francs pour assurer la victoire aux siens.

Les Spartans retrouvent le Final Four pour la neuvième fois de leur histoire, et la première depuis 2010. Tom Izzo était coach lors de sept de ces neuf qualifications… Il est d’ailleurs le seul coach à atteindre le Final Four avec trois équipes différentes classées #5 ou moins.

Région West

Wisconsin Badgers

Sam Dekker offre une place au Final Four à Wisconsin
Source : ESPN

#1 Wisconsin 85-78 #4 Arizona : D’entrée de jeu, les Badgers ont pris le jeu à leur compte et ont imposé leur rythme aux Wildcats, surpris par l’agressivité de leurs adversaires. La raquette dominatrice des Cats a fait son travail et Kaleb Tarczewski n’a pas eu autant d’impact qu’à son habitude avec seulement 11 points et 2 rebonds. Frank ‘The Tank’ Kaminsky a usé de ses moves dans la zone adverse pour permettre aux Badgers de revenir au score malgré une très légère domination des Cats au tableau d’affichage, souvent leaders pour un petit point. Rondae Hollis-Jefferson (17 points, 8 rebonds) a donné un dernier coup de collier avant la pause pour donner trois points d’avance à son équipe : 33-30.

En deuxième mi-temps, Frank “The Tank” continue d’user ses adversaires dans la raquette et redonne l’avantage aux Badgers alors qu’il reste 18 minutes à jouer. Tournant du match : Stanley Johnson reçoit un coup dans l’œil alors qu’il bataille au rebond et doit rejoindre son banc avec un œil aussi rouge que les supporters de Wisconsin. C’est à ce moment, alors qu’il ne reste que 13 minutes au compteur, que Sam Dekker prend feu. Un 3-points, puis un autre, et Kaminsky provoque la 5e faute de Tarczewski, obligé de quitter le parquet. Les Badgers prennent le large avec 11 points d’avance. Revoilà Sam Dekker, un and-one, puis un autre 3-points et l’intérieur améliore son career-high pour la deuxième fois cette semaine : 27 points, auxquels il ajoute 5 rebonds. La paire d’intérieurs de Wisconsin combine pour 56 des 85 points inscrits par l’équipe. Zona tente de revenir tant bien que mal mais l’écart est fait : les Badgers ne laissent pas leur adversaire revenir.

Wisconsin participera au Final Four pour la quatrième fois seulement dans l’histoire de la fac, grâce à un magnifique 10-12 à 3-points en deuxième mi-temps. Les Wildcats, quant à eux, perdent pour la cinquième fois consécutive en finale régionale, pour un bilan total de 4-7, malgré un collectif bien rodé (cinq joueurs ont marqué 11 points ou plus).

Région South

Duke Blue Devils

Premier trophée de la saison pour les Blue Devils
Source : ESPN

#1 Duke 66-52 #2 Gonzaga : Jahlil Okafor retrouve des couleurs dès l’entame du match après un mauvais match au Sweet Sixteen. Il terminera avec 9 points et 8 rebonds après une deuxième mi-temps plus discrète. Les Blue Devils poussent et l’écart se creuse : après 8 minutes de jeu, les Bulldogs ont déjà 10 points de retard. Mais ils ne se laissent pas abattre et derrière Kyle Wiltjer, ils reviennent à un petit point à 4 minutes de la pause. A la mi-temps, les coéquipiers de Justise Winslow (16 points, 5 rebonds) mènent de cinq points mais on sent que le match n’est pas joué et qu’à tout moment, Zaga peut revenir au score.

Après seulement 1:30 jouée en seconde période, les Bulldogs sont d’ailleurs revenus à 31 partout, et en viennent même à mener de 4 points. Tyrus Jones (15 points, 3 rebonds, 6 passes, 2 interceptions) relance les Blue Devils qui reprennent cinq longueurs d’avance, avant de complètement tuer le match dans les 7 dernière minutes. Coach K fait défendre ses joueurs avec agressivité et résultat, aucun tir concédé et seulement deux points inscrits pour l’équipe entière de Gonzaga en plus de 7 minutes !!! Pendant ce temps, Matt Jones (16 points, 4-7 à 3-points) enquille les tirs primés de l’autre côté du terrain et les Blue Devils prennent une avance irrattrapable : ils seront bien de la partie à Indianapolis !

La statistique incroyable du match : le banc de Duke a contribué à la victoire pour… 0 points ! Un seul joueur a tenté un tir et l’a raté, l’ensemble des 66 points ont donc été inscrits par les starters.

Pour la 16e fois de l’histoire de l’université, Duke atteint de Final Four et rencontrera le petit poucet Michigan State pour une place en finale. De son côté, Coach K disputera son 12e Final Four, il égale ainsi le record de John Wooden avec UCLA. Gonzaga ne jouera pas son premier Final Four de l’histoire malgré un beau parcours cette saison.

La Student Section

Pour un fan de Duke, recevoir un high-five de Quin Cook, ça peut être magique. Pour ce membre de l’orchestre en tout cas, ça l’était hier soir…

Les trophées de l’Elite Eight

Frank Kaminsky

Frank Kaminsky a dominé Arizona pour qualifier les Badgers
Source : ESPN

MVP : Frank Kaminsky (Wisconsin) :  29 points (83%), 6 rebonds, 1 passe, 1 contre, 1 interception en 38 minutes

Freshman : Karl-Anthony Towns (Kentucky) :  25 points (77%), 5 rebonds, 4 passes, 2 interceptions, 1 contre en 25 minutes

L’équipe de l’Elite Eight : Duke, qui a su accélérer le rythme et tuer le match quand il le fallait grâce à une grosse défense et à des starters performants.

La surprise de l’Elite Eight : le nouvel upset de Michigan State contre Arizona, l’un des plus beaux runs de ces dernières années. Un super collectif assure la victoire aux Spartans, qui tenteront de suivre la voie du dernier #7 au Final Four : UConn, champion l’an dernier.

La déception de l’Elite Eight : comment être déçu ?

La punchline de l’Elite Eight

Avec deux équipes au Final Four (Wisconsin et Michigan State), la Big 10 est finalement, après une saison moyenne de ses équipes, la meilleure conférence dans ce tournoi. Et Frank Kaminsky n’a pas manqué de le rappeler sur Twitter à ceux qui ont critiqué la performance des équipes de la Big 10 cette saison. En même temps, c’est pas parce qu’ils ont deux équipes au Final Four qu’ils n’ont pas fait de saison pourrie, Frank…

Le bracket

Bracket Final Four

Le bracket actualisé avant le Final Four

 

Encore une fois, la NCAA nous a réservé du spectacle et du suspense pour l’Elite Eight. Le tournoi historique continue sur la même dynamique et le Final Four s’annonce plus que jamais fou ! Rendez vous le week-end prochain pour un recap complet sur la dernière ligne droite avant le titre.

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