NCAA

Steph’ Curry, Melo, D-Wade : retour sur ces stars qui ont enflammé la March Madness avant d’être pro

Le grand jour est arrivé ! C’est ce soir, aux alentours de minuit, que le prestigieux tournoi universitaire de basket va enfin débuter. Pendant près d’un mois, nous aurons droit à une multitude d’émotions, à des surprises que l’on pensait impossibles et à des exploits en tout genre. Alors pour marquer le coup, TrashTalk a décidé de remonter le temps et de revenir sur nos stars actuelles qui ont enflammé la March Madness avant de passer chez les professionnels. De Stephen Curry à Carmelo Anthony en passant par Dwyane Wade et d’autres encore, ils étaient déjà tous exceptionnels bien avant d’être connus du monde entier.

Stephen Curry (Davidson, 2008)

Candidat au titre de MVP cette saison, Stephen Curry est aujourd’hui considéré comme l’un, si ce n’est le meilleur shooteur de la NBA. Capable de prendre feu à tout moment, “Baby Faced Killer” a complètement explosé aux yeux de la planète basket ces dernières années. Mais il nous avait déjà donné un aperçu de tout ça en 2008, lorsqu’il avait réalisé un tournoi NCAA exceptionnel avec la petite fac’ de Davidson. Cette année-là, Curry avait enflammé la March Madness en sortant des performances individuelles de folie face à des équipes réputées bien plus fortes.

Tout d’abord, au premier tour du tournoi face à Gonzaga, il guide son équipe vers une victoire surprise 82-76, en scorant pas moins de 30 de ses 40 points en seconde période, permettant à Davidson de remonter un déficit de 11 points. Sur un nuage, Steph va remettre ça au match suivant contre Georgetown, alors largement favori. Après avoir inscrit seulement 5 points en première mi-temps, Curry explose avec 25 points au retour des vestiaires ! Les Wildcats réalisent un nouveau come-back et l’emportent 74-70 après avoir été menés de 17 points. Intouchable, le phénomène score 33 points contre Wisconsin au tour suivant et emmène les siens à l’Elite Eight, une première depuis 1969 pour Davidson. Malheureusement, la belle aventure s’arrête là pour Curry (25 points dans le dernier match) et les Wildcats, qui s’inclinent de justesse 59-57 face aux futurs champions NCAA, les Kansas Jayhawks.

Malgré la déception, les Wildcats auront réalisé une épopée incroyable, en étant guidés par un phénomène qui avait inscrit son nom aux côtés des légendes de la March Madness.

Les highlights des 40 points de Stephen Curry contre Gonzaga :

Dwyane Wade (Marquette, 2003)

Triple champion NBA, MVP des Finales, multiple All-Star, Dwyane Wade est en route pour le Hall Of Fame. Auteur d’une carrière exceptionnelle, l’arrière du Heat est logiquement considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire à son poste. Mais bien avant d’exploser chez les professionnels, Wade avait déjà montré son énorme potentiel en NCAA, où il avait réalisé une March Madness grandiose en 2003.

Après une saison régulière de très haute facture, Dwyane Wade et Marquette débarquent au tournoi NCAA en tant que tête de série #3 de la région Midwest. Opposés tout d’abord à Holy Cross, les Golden Eagles passent le premier tour avant d’éliminer Missouri puis Pittsburgh. Avec respectivement 15, 24 et 22 points, Wade est égal à lui-même et guide son équipe à l’Elite Eight, où il va réaliser l’une des plus grandes performances de l’histoire du tournoi NCAA. Face au grand favori Kentucky, “Flash” va tout détruire sur son passage. C’était comme s’il avait activé le mode des NBA Finals 2006 trois années auparavant. Avec 29 points, 11 rebonds, 11 assists et 4 contres (quatrième triple-double de l’histoire du tournoi à l’époque), l’arrière de Marquette est tout simplement sur une autre planète le temps d’un match. Explosif, tueur, dominant, il donne un véritable aperçu de son brillant futur en NBA. Portés par Wade, les Golden Eagles s’imposent 83-69 et atteignent le Final Four, où ils s’inclineront largement contre Kansas 61-94.

S’il n’a pas réussi à emmener son équipe au bout cette année-là, Dwyane Wade aura clairement explosé aux yeux du basket US lors de cette March Madness. Sa performance contre Kentucky restera pour longtemps comme une référence.

Les highlights de Dwyane Wade à Marquette :

Carmelo Anthony (Syracuse, 2003)

S’il connait actuellement des heures difficiles avec les Knicks et s’il n’a jamais rien gagné en NBA, Carmelo Anthony est loin d’être l’un de ces joueurs que l’on pourrait considérer comme un loser. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il a réalisé l’une des meilleures saisons freshman de l’histoire de la NCAA en guidant Syracuse au titre national en 2003.

Tout au long de la saison, il porte son équipe en étant le leader aux points, rebonds et minutes jouées. Syracuse finit tête de série #3 dans la région East et parvient à se défaire de Manhattan, Oklahoma State et Auburn. Sur ces trois matches, Melo est plutôt décevant par rapport à ses performances habituelles du reste de la saison, mais il va très vite remonter la pente pour s’offrir un finish mémorable. Il va d’abord inscrire 20 points face à Oklahoma, permettant à son équipe de se qualifier pour le Final Four, puis va sans doute réaliser le meilleur match de sa carrière universitaire contre Texas. Avec 33 points et 14 rebonds face aux Longhorns, il envoie les siens au National Championship Game, battant par la même occasion le record du nombre de points inscrits par un freshman lors du tournoi final. Sur sa lancée, il finit meilleur marqueur et rebondeur de son équipe en finale, cumulant 20 points et 10 rebonds et permettant aux siens de l’emporter 81-78 contre Kansas. Syracuse finit donc champion NCAA et Carmelo Anthony est logiquement nommé Most Oustanding Player du tournoi.

Après cette superbe victoire, Melo décida de se présenter à la draft alors qu’il avait initialement prévu de rester en NCAA plus qu’une saison. Mais il était tellement énorme cette année-là que rester en université aurait clairement été du gâchis.

Les highlights de la saison freshman de Carmelo Anthony :

Kemba Walker (Connecticut, 2011)

Aujourd’hui à Charlotte, Kemba Walker confirme de plus en plus le grand potentiel qu’on voyait en lui à sa sortie de l’université de Connecticut. Auteur de trois saisons avec les Huskies, Kemba a véritablement explosé lors de sa saison Junior, juste avant de passer chez les professionnels.

Cette année-là, il finit quatrième meilleur marqueur de tout le pays avec pas moins de 23,5 points par match et est logiquement nommé dans la première équipe All-American. Sa saison est donc remarquable, mais c’est surtout durant le mois de mars qu’il brille. Comme chaque année, le NCAA Tournament est précédé par le tournoi des différentes conférences. Dans la Big East, Kemba Walker guide UConn en scorant pas moins de 130 points en cinq rencontres tout en étant clutch (rappelez-vous de ce step-back au buzzer mémorable contre Pittsburgh, au Madison Square Garden), permettant ainsi aux Huskies de gagner leur conférence. En pleine bourre, le meneur enchaine lors du tournoi final où il va véritablement porter les siens avec notamment des performances à plus de 30 points contre Cincinnati et San Diego State. Arrivé à l’Elite Eight, il inscrit 20 points contre Arizona puis 18 contre Kentucky lors du Final Four. A chaque fois, Connecticut s’impose de justesse et gagne sa place pour la finale contre Butler. Dans un match horrible offensivement, Kemba Walker parvient à porter les siens en finissant meilleur marqueur de la rencontre avec 16 points. Les Huskies s’imposent 53-41 et sont donc champions NCAA pour la troisième fois de leur histoire. Kemba est nommé sans surprise Most Oustanding Player.

Actuellement dans sa quatrième saison NBA, Kemba Walker a montré à plusieurs reprises à quel point il était clutch avec Charlotte. Mais ce n’est pas surprenant quand on se souvient de ses exploits de mars 2011.

Les highlights de la saison 2011 de Kemba Walker :

Joakim Noah (Florida, 2006)

Considéré comme l’un des pivots les plus complets de la NBA aujourd’hui, Joakim Noah avait déjà impressionné le monde du basket US lorsqu’il était encore à l’université de Florida, entre 2004 et 2007. Mais c’est surtout lors de son année sophomore que “Jooks” s’est révélé.

Cette année-là, le pivot français forme avec Al Horford et Corey Brewer un véritable trio de feu chez les Gators. Meilleur marqueur et contreur de son équipe durant la saison, Joakim Noah voit logiquement sa côte grimper tout au long de la saison, avant de tout simplement exploser lors de la March Madness. Classé troisième dans la région Midwest, Florida se défait logiquement de South Alabama puis Wisconsin-Milwaukee. Opposé à Georgetown lors du Sweet Sixteen, la tâche est bien plus ardue mais Joakim Noah répond présent avec un double-double très solide (15 points, 10 rebonds, 5 contres). Arrivés à l’Elite Eight, les Gators se retrouvent face à Villanova, classé #1 de la région. Alors qu’une place au Final Four est en jeu, “Jooks” réalise une performance monumentale avec 21 points, 15 rebonds et 5 contres ! Porté par son pivot, Florida l’emporte logiquement 75-62 et s’en va défier George Mason pour obtenir son ticket pour le National Championship Game. Largement favoris, les Gators ne tremblent pas et gagnent cette rencontre sur le score de 73-58. Désormais en finale, Joakim Noah et les siens affrontent l’université de UCLA, match dans lequel le Français porte une nouvelle fois son équipe avec 16 points, 9 rebonds et 6 contres. Florida est un cran au-dessus et s’impose 73-57, remportant ainsi le premier titre de l’histoire de la fac’. Et en toute logique, c’est “Jooks” qui est nommé Most Oustanding Player du tournoi.

Malgré cette saison mémorable, Joakim Noah décida de ne pas se présenter à la draft, ce qui lui a valu quelques critiques à l’époque. Mais avec Corey Brewer et Al Horford, ils avaient décidé de repartir pour un tour, et ça a payé. En effet, la saison suivante, les Gators réalisaient le back-to-back.

Les highlights de la finale entre Florida et UCLA :

Mentions honorables :

– Anthony Davis (Kentucky, 2012)

– Ben Gordon (Connecticut, 2004)

– Mario Chalmers (Kansas, 2008)

– Derrick Rose (Memphis, 2008)

– Corey Brewer (Florida, 2007)

– Ty Lawson (North Carolina, 2009)

– Gordon Hayward (Butler, 2010)

– Deron Williams (Illinois, 2005)

Alors, qui va se révéler cette année ? Qui va faire de la March Madness son moment de gloire ? Impossible à dire pour le moment, tant tout semble possible dans ce tournoi à élimination directe. Mais ce qui est sûr, c’est que ça va être la folie pendant un mois !

Source couverture : Montage TrashTalk

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