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Heat vs Thunder : une leçon avec un score final qui ment

Il existe des matchs, comme celui d’hier soir entre Miami et Oklahoma City, où le score ment. Où les chiffres, bien que souvent pertinents, ne montrent pas ce qu’il y a à vraiment retenir. Hier soir, le Thunder n’a pas joué avec le Heat. Une leçon, du champion à son adversaire de Juin dernier, et ce dans tous les domaines.

Se replonger dans les quart-temps, un par un, serait une torture pour les fans du Thunder, et un récital pour ceux de Floride. Pour nous, cela serait surtout un exercice bien trop évident. On va donc énoncer tout ce qui nous a surpris, étonné, semblé évident, et ce dans le désordre le plus complet. Cela ressemblera de ce fait assez bien au jeu produit par Oklahoma City hier soir.

– La première mi-temps n’en est pas une. Le Thunder, complètement entêté avec son jeu en un-contre-un, ne réalise pas une seule seconde la faiblesse première du Heat qui se situe dans sa raquette. Russell Westbrook et Kevin Durant se croient encore à Phoenix, et ne se rappellent pas que ce match est diffusé en antenne nationale. Mauvais dans leur lecture de la défense adverse, égoïstes dans leur envie de faire tourner la balle, les deux stars d’Oklahoma tentent de tenir leur équipe à bout de bras en pleurant auprès des arbitres, mais rien n’y fait. Si Durant est totalement neutralisé par la bonne défense collective de Miami, Westbrook s’occupe du scoring à l’aide de décisions qui nous laissent béats (ou souriants vu sa régularité dans le domaine) : shoots en première intention, pénétrations alors que ses coéquipiers sont démarqués, impatience à répétition. Le Thunder ne ressemble même pas à une équipe de NBA, mais à un groupe de streetballers sortit de New York.

– Pendant ce temps-là, les visiteurs se régalent. Branchés en mode PlayOffs, les coéquipiers de LeBron James se régalent de l’impatience des jeunes membres du Thunder, en faisant circuler le cuir de droite à gauche, de l’intérieur à l’extérieur. Tout le monde ajoute son eau au moulin, et on a tout simplement l’impression de voir le Heat de la série en Finales, appliqué et concentré, solide et solidaire. Dwyane Wade et Chris Bosh restent patients, Norris Cole et Mario Chalmers assurent leur poste, et le duo Shane Battier + Ray Allen sanctionne à distance. Le score gonfle, +15 et on a limite l’impression que cela devrait être +30. Bien évidemment, au milieu de ce groupe si efficace se cache un monstre, tout simplement inarrêtable : LeBron. Plus patient que jamais, lisant avec concentration la défense de son adversaire, le MVP en titre donne l’impression de jouer à son rythme, et tous les autres au ralenti. Il anéantit Kevin Durant grâce à sa défense, et montre au kid comment mettre la balle dans le panier, dans toutes les positions possibles. La première mi-temps se conclue sur un des nombreux symboles du match : Norris Cole fonce au lay-up, seul, et marque comme s’il s’agissait d’une rencontre de présaison.

– Au retour des vestiaires, Scott Brooks annonce qu’il attend un grand quart-temps de la part de son équipe. Apparemment, son autorité est indiscutable : la balle ne circule toujours pas, Nick Collison fait les poubelles tant bien que mal, Ibaka ressemble à Bismack Biyombo, et Thabo Sefolosha prend même des trois-points en première intention. Sur les réseaux sociaux, les fans se déchaînent : quelle est cette équipe ? Comment peut-on imaginer voir ce groupe retourner en Finales ? Chacun dans son coin, sans solidarité ni exemplarité, les joueurs du Thunder laissent le Heat construire une avance de plus de 20 points. Personne ne semble vouloir sonner la révolte en montrant l’exemple, on a le sentiment de voir le Thunder champion avec 20 victoires d’avance sur le Heat, alors qu’on est proche de l’inverse. Toujours aussi calme et à son rythme, le King de Miami est déjà à 30 points, sans avoir fait tomber la moindre goutte de transpiration. Chris Bosh se régale dans le périmètre, et Dwyane Wade fait le boulot en défense. Miami réalise la partition parfaite.

– Viennent alors les 12 dernières minutes, qui se résumeront en quelques simples mots : les kids d’Oklahoma City arrivent enfin à rentrer leurs actions en un-contre-un (sic), le banc du Heat se laisse aller et permet de ce fait aux hôtes de revenir à 10 points, mais chaque tentative de come-back est stoppée net par des tirs bien placés de LeBron, Battier et D-Wade. Russell Westbrook prend des tirs à trois-points avec 20 secondes sur l’horloge des 24, Kevin Durant sort sur 6 fautes, et Scott Brooks donne l’impression d’être Mike D’Antoni vu la puissance avec laquelle son groupe part en couilles.

Au final ? Des chiffres, des tonnes de chiffres, qui en fait ne veulent rien dire. Kevin Durant, qui finit son match avec 40 points à un pourcentage correct, s’est équilibré à l’aide du dernier quart-temps, après 24 minutes fantomatique. Nick Collison continue à faire le boulot mais tout le monde s’en tape. De l’autre côté cependant, un seul homme demeure, en bon professeur, souriant et satisfait : avec 39 points, 12 rebonds et 7 passes, LeBron James a définitivement sécurisé son quatrième titre de MVP. Et ce n’est même pas discutable. Le Heat a rendez-vous avec l’histoire, et Kevin Durant ne l’empêchera pas d’y accéder.


3 Commentaires

3 Comments

  1. @b_sydney

    15 février 2013 à 5 h 36 min at 5 h 36 min

    RT @TrashTalk_fr: Heat vs Thunder : une leçon avec un score final qui ment http://t.co/VIrujyv7

  2. AlmamY (@Als306)

    15 février 2013 à 7 h 16 min at 7 h 16 min

    Heat vs Thunder : une leçon avec un score final qui ment: http://t.co/dbQlxhXQ

  3. Dear Mama (@Cfostin)

    15 février 2013 à 10 h 35 min at 10 h 35 min

    Heat vs Thunder : une leçon avec un score final qui ment http://t.co/YtOQ7IC7

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